Burn-out au bureau : maladie professionnelle ?

Burn out au travail

Depuis quelques semaines le burn-out est au centre de tous les débats. Faut-il considérer cette pathologie comme une maladie psychique ? La question est légitime tant cet état est lié à la vie en entreprise. Néanmoins, les avis sont nuancés.

Pour Benoît Hamon ancien ministre du groupe socialiste « les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies d’origine professionnelle aux mêmes conditions que les autres affections ».

Le ministre du travail François Rebsamen estime quant à lui que ce problème est beaucoup plus complexe sans nier sa réalité. La priorité absolue selon le Ministre, demeure la prévention des risques qui conduisent à l’épuisement professionnel dit « brun-out » littéralement se consumer de l’intérieur. Manager, apprenez à déceler les symptômes du burn-out.

On estime à 3,2 millions de personnes le nombre d’actifs potentiellement concernés par ce syndrome. Le responsable d’équipe doit être vigilant, il est proche de ses équipes et doit pouvoir déceler les signes avant-coureurs du burn-out. Très souvent, le candidat au surmenage est un collaborateur motivé et très impliqué. Il ne compte pas ses heures, accepte toutes les missions et donne pleine satisfaction. L’un des signaux d’alerte est le changement d’humeur. Perte de motivation, agressivité envers les collègues ou les clients, sont autant d’invitations à la vigilance.

D’autres signes doivent alerter les responsables, l’addiction en fait partie. Il ne faut surtout pas provoquer l’isolement du collaborateur, mais plutôt l’inviter à évoquer ses problèmes pour mieux les évacuer. Le dialogue reste la seule prévention face au burn-out. Le rôle du manager est également de trouver des solutions pour permettre à l’individu de sortir du cercle vicieux du surmenage. Trop souvent, ce syndrome mène à la crainte de perdre son travail, de décevoir ou d’être perçu comme une personne faible. En réponse, le collaborateur risque d’alimenter encore plus cet épuisement par un investissement encore plus fort.

L’obliger à faire un break, alléger son travail ou le faciliter par la mise en place d’outils adaptés sont des solutions qui peuvent l’aider à surmonter cette difficulté et lui montrer que l’entreprise l’accompagne. Le mobilier de bureau est un facteur de bien-être à prendre en considération par les entreprises. Chaque salarié passe en moyenne ¼ de sa semaine à son poste de travail. Un fauteuil ergonomique, un bureau réglable en hauteur ou un bras support écran amélioreront considérablement l’ergonomie au travail.

L’écoute et la bienveillance semblent être les meilleures armes contre l’épuisement professionnel.